Foire aux questions

Explications Techniques

Mon opinion est actuellement peu favorable à une telle intervention étant donné les complications fréquentes et disproportionnées par rapport à la qualité du résultat.

Autant les implants mammaires sont à l’heure actuelle la meilleure option pour traiter une hypoplasie mammaire, autant les implants fessiers procurent un résultat moins naturel, voire visible selon les positions (à 4 pattes par exemple) et la finesse des tissus (muscle et graisse) de la fesse.

Il existe d’autres solutions pour remédier à des fesses plates ou tombantes, comme le lipofilling, la musculation ou le lifting de fesses.

Certaines interventions peuvent être réalisées dans le même temps opératoire, pour autant que cela n’augmente pas le risque de complications d’ordre général. Il convient d’éviter de combiner deux interventions qui sont chacune isolément plus à risque d’engendrer une phébite, comme par exemple une abdominoplastie avec un lifting de cuisses. 
Par contre d’autres combinaisons sont possibles et seront discutées en consultation.

Les interventions classiquement combinées sont : lipoaspiration et chirurgie mammaire, abdomen et chirurgie mammaire, abdomen et lipoaspiration, chirurgie mammaire et lifting de bras, etc…

Une intervention chirurgicale n'est jamais anodine
Même à visée esthétique, une chirurgie reste une chirurgie, avec des risques et des complications possibles. Elles sont rares et n'occasionnent pour la plupart aucun inconvénient à long terme, mais il s'agit tout de même d'en être conscient avant de se décider pour une intervention.

Lors de la consultation, l'anesthésiste et moi-même vous en informons de façon claire et précise.

Liste non exhaustive des complications communes à toute chirurgie :

Mauvaise cicatrisation :Toute intervention chirurgicale laisse une cicatrice, qui est inévitable et définitive. 

La cicatrisation nécessite une maturation, qui prend plusieurs mois avant d’atteindre un état stable (habituellement 6 à 12 mois, mais pouvant durer jusqu’à 3 ans). 
Initialement, la cicatrice est fine et belle, puis, après environ 1 mois, elle devient rouge et s’épaissit, pouvant provoquer des démangeaisons (phase inflammatoire). Ces phénomènes varient d’intensité d’un individu à l’autre. 
Passé ce stade, la cicatrice évolue lentement vers son stade final, en s’aplatissant, s’assouplissant et en devenant blanche. 
Tant que la cicatrice est rouge ou rose, elle doit impérativement être protégée du soleil, au risque de présenter une pigmentation. L’aspect final d’une cicatrice ne peut en aucun cas être prédit. Certaines zones du corps cicatrisent moins bien, essentiellement en raison de la tension qui s’opère sur la cicatrice, et indépendamment de la technique de suture utilisée.

Œdèmes et ecchymoses:
L’œdème correspond à l’infiltration des tissus par un liquide séreux, touchant notamment le tissu cutané et les muqueuses (tuméfaction).

Une ecchymose est due à une extravasation de sang dans le tissu sous-cutané et qui paraît à la peau (bleu). 
Ces phénomènes sont bénins et quasi constants, et leur importance est imprévisible. Ils disparaissent spontanément en quelques semaines.

Hémorragie ou hématome :
L’hémorragie est un saignement actif, un écoulement du sang.

L’hématome est une collection de sang.

Ces complications possibles peuvent nécessiter une reprise chirurgicale parfois en urgence pour arrêter le saignement ou évacuer une accumulation interne de sang. La nécessité d’une transfusion sanguine est exceptionnelle.

Sérome :
Le sérome correspond à l’accumulation de liquide lymphatique dans un tissu ou une zone de décollement chirurgical.

Il peut nécessiter des ponctions lors des consultations de contrôle.

Hyperpigmentation :
Suite à des ecchymoses ayant mis longtemps à se résorber, des taches ou hyperpigmentations locales peuvent se former, et mettre plusieurs mois à disparaître. Il est alors important de les protéger du soleil, sinon elles peuvent persister voire s’accentuer pendant une année ou plus. 

Infection :
L’infection peut être superficielle et traitée par des soins locaux, ou plus ou moins profonde pouvant nécessiter un drainage chirurgical et/ou un traitement antibiotique. Les séquelles sont habituellement une cicatrice élargie qui peut être corrigée après un an.

Troubles de la sensibilité:
Les petites terminaisons nerveuses cutanées sont inévitablement sectionnées lors d’une procédure chirurgicale, pouvant provoquer une diminution (hypoesthésie), ou une augmentation de la sensibilité (hyperesthésie) dans la zone opérée. Ces phénomènes sont transitoires. La repousse nerveuse étant lente, ces phénomènes disparaissent en principe après 3 à 6 mois.

Thrombose veineuse et embolie pulmonaire : 
A la suite d’une immobilisation, le sang stagnant dans les veines des membres inférieurs peut mener à la formation d’un caillot, principalement au niveau des mollets (thrombose). Si un caillot s’est formé, il peut se détacher et « remonter » en direction du cœur, où il sera projeté vers les vaisseaux pulmonaires : c’est l’embolie pulmonaire, complication grave, parfois mortelle. Il existe des moyens préventifs : mobilisation précoce après la chirurgie, bas de contention, prophylaxie anti-coagulante sous-cutanée (injection), à adapter en fonction des antécédents personnels.

Nécrose cutanée ou graisseuse :
La nécrose est la mort d’une partie de la peau ou de la graisse par manque d’apport sanguin adéquat. Rare, elles peuvent survenir après un décollement cutané important et sont nettement favorisées par le tabagisme. 

Elles nécessitent des soins locaux, et éventuellement une reprise chirurgicale à distance de l’intervention.

Les muscles grands droits de l’abdomen sont 2 muscles centraux de la paroi abdominale. Ils s’étendent verticalement des dernières côtes jusqu’au pubis en circonscrivant l’ombilic. Leurs bords internes sont intimement accolés sur la ligne médiane. Parfois, ces deux bords se désolidarisent verticalement l’un de l’autre formant le diastasis des muscles grands droits, qui peut être complet, de l’appendice xiphoïde en haut, jusqu’au pubis en bas, ou concerner seulement la zone sous et péri ombilicale. La palpation du ventre, particulièrement lors des efforts de toux, permet le diagnostic. 

Par définition une éventration est l'issue d'une partie du contenu de l'abdomen à travers un orifice non naturel de la paroi abdominale. Les orifices naturels donnent lieu, par définition, à des hernies. Les orifices acquis par où passent les éventrations, sont la conséquence d'une opération chirurgicale pour 95% des cas, d'un traumatisme pour 5%.

C’est l'étude des lésions macroscopiques et microscopiques de tissus prélevés sur un sujet vivant ou décédé.

En chirurgie plastique, on envoie systématiquement pour analyse les tissus mammaires enlevés lors d’une intervention de réduction mammaire, ainsi que toutes les lésions cutanées et les cicatrices laissées par une chirurgie antérieure pour cancer.

Il s’agit d’un bilan effectué par un radiologue, qui réalise un examen clinique, une mammographie et dans un grand nombre de cas une échographie. Il est conseillé de le débuter à 40 ans et de le renouveler annuellement.
Ce bilan est recommandé avant d’envisager une intervention de chirurgie mammaire (réduction, augmentation ou malformation).

Se dit d'un trouble ou d'une maladie causés par un traitement médical ou un médicament.

Dès qu’un corps étranger est introduit dans l’organisme, il se forme une membrane ou capsule qui entoure ce corps étranger. Il s’agit d’une réaction cicatricielle normale et constante. L’implant mammaire ne fait pas exception à cette règle. Toutefois, dans un certain nombre de cas, cette capsule subit une constriction anormale, dont l’origine n’est pas tout à fait élucidée. Cette rétraction comprime l’implant et le déforme. Le sein peut alors être induré et douloureux.

Le risque d’apparition d’une coque est totalement imprévisible.

On utilise communément la classification de Baker pour distinguer les 4 stades cliniques :

- Stade I : Inspection et palpation normale du sein ;

- Stade II : Inspection normale, mais légère induration à la palpation ;

- Stade III : Inspection normale ou déformation légère, avec surtout une induration importante et gênante à la palpation ;

- Stade IV : Déformation visible du sein par l’implant, avec induration majeure à la palpation et douleurs.

Dans 20 à 30% des cas, la solution est chirurgicale.

La chirurgie ambulatoire, ou chirurgie d'un jour, est un traitement de chirurgie permettant la sortie du patient le jour même de son admission dans l'établissement de soin, et cela, dans des modalités techniques de sécurité optimale.

L’anesthésie générale ou AG: le patient est inconscient et insensible à la douleur à l’aide de médicaments administrés par voie intraveineuse et/ou inhalatoire. Il respire à l’aide d’un tube introduit dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé). Cet acte ne peut être pratiqué que par un médecin anesthésiste.

L’anesthésie loco-régionale ou ALR: son principe est d’empêcher la douleur de se propager en bloquant la transmission nerveuse le plus près possible de l'endroit où elle naît. Elle consiste à injecter des anesthésiques locaux près des nerfs responsables de la sensibilité de la zone opérée. On distingue l'anesthésie loco-régionale centrale (rachianesthésie ou péridurale) et périphérique (bloc nerveux ou plexique). Dans ce type d'anesthésie, l'opéré reste parfaitement conscient. On l'accompagne le plus souvent d'une sédation à l'aide d'une benzodiazépine ou d'un hypnotique à faible dose. Le risque vital global n'est pas différent entre une anesthésie générale et une anesthésie rachidienne. Cet acte ne peut être pratiqué que par un médecin anesthésiste.

L’anesthésie locale ou AL: cette anesthésie se limite à la région visée et est généralement réalisée par injection d'anesthésiques locaux dans les tissus à anesthésier ou parfois par l'application d'une gelée ou crème. Elle peut être pratiquée par le chirurgien lui même.

La sédation: est un apaisement au moyen d'un sédatif, destiné à assurer le confort physique et psychique du patient. Elle est souvent utilisée en complément d’une anesthésie locale (anesthésie locale assistée) ou loco-régionale.

Il s’agit d’une intervention du remodelage du menton osseux dans un but esthétique. Ce remodelage peut être réalisé soit par un geste osseux, nécessitant une « section » de l’os afin de le repositionner, soit à l’aide d’un implant, soit par interposition d’une greffe osseuse ou cartilagineuse. La correction d'un menton disgracieux ou non adapté rétablit l'équilibre du profil et l'harmonie du visage. Elle peut se pratiquer dans le même temps qu’une rhinoplastie ou qu’un lifting facial.

C’est la réinjection de graisse provenant du patient lui-même afin de combler des creux, sillons, dépressions,  ou de restaurer la plénitude d’un visage émacié, corriger des asymétries, ou encore, en complément à certains liftings de la face pour améliorer l'harmonie générale du visage. Cette technique a également des applications très intéressantes en chirurgie réparatrice, notamment pour combler des dépressions tissulaires consécutives à des trau­matismes. 

Dans la plupart des cas, la lipostructure est réalisée sous anesthésie locale simple ou associée à une sédation. Dans un premier temps,  la graisse est prélevée à l'aide d'une très fine canule d'as­piration. Dans un deuxième temps, la graisse est placée dans une centrifugeuse pendant quelques minutes de manière à isoler les cellules graisseuses intactes qui seront greffées. Enfin, dans un troisième temps, ces micro-parti­cules de graisse sont réinjectées à l'aide de micro-canules. Ainsi greffées, les cellules resteront donc vivantes aussi long­temps que les tissus au sein desquels elles ont été greffées.

Ce terme désigne le « système musculo-aponévrotique superficiel ».  Il s’agit d’un ensemble de structures imbriquées les unes avec les autres, qui agit comme un « filet harmonisateur » entre la peau du visage et les structures profondes. 

Glossaire

Ailes du nez : Partie latérale extérieure et inférieure des narines.

Conque : Fosse profonde, ressemblant à une cuvette, de l’oreille externe.

Sillon rétro-auriculaire : Pli naturel situé derrière l'oreille.

Complexe glabellaire ou glabelle : Espace compris entre les sourcils.

Bandes platysmales : Cordes musculaires tendues au niveau du cou et lui donnant un aspect vieillissant, elles sont dues à un relâchement du muscle peaucier du cou et de la peau qui le recouvre.

Derme : Le derme se situe juste en dessous de l'épiderme (la couche la plus superficielle en contact avec l’extérieur). Il est riche en fibres collagènes et élastiques, qui assurent à la peau sa résistance et son élasticité.

Aréole : Cercle pigmenté autour du mamelon, dont le diamètre est d’environ 4cm.

Plaque aréolo-mamelonnaire : Ensemble formé par l’aréole et le mamelon.

Pli sous-mammaire ou sillon sous-mammaire : Pli formé par le pôle inférieur du sein sur le thorax.

Fascia : Membrane fibreuse qui recouvre ou enveloppe une structure anatomique. Il s’agit d’un tissu dense, très riche en fibres de collagène, qui constitue une sorte de gaine.

Aponévrose : Membrane fibreuse enveloppant les muscles et constituant une séparation entre eux.